Film – Ultime Errance – Le Projet
- Accueil
- Film – Ultime Errance – Le Projet
ULTIME ERRANCE
Long métrage horrifique écrit et réalisé par Joël Lange
ULTIME ERRANCE
Long métrage horrifique / fantastique — en développement
Un film écrit et réalisé par Joël Lange
Alpes-Maritimes • France
LE PROJET
Titre : Ultime Errance
Genre : Horreur / fantastique
Format : Long métrage
Statut : En développement
Auteur / réalisateur : Joël Lange
Territoire : Alpes-Maritimes / Côte d’Azur
Durée de travail actuelle : environ 2 h
Structure : 6 actes / 38 scènes
Storyboard : 807 plans
LE PITCH
Le soir du 24 décembre, Léo, 16 ans, quitte ses grands-parents à Saint-Laurent-du-Var pour rentrer chez lui et retrouver sa famille. Le trajet ne devrait durer que quelques minutes. Mais son train n’arrive jamais, la gare se ferme autour de lui et, bientôt, la ville elle-même semble refuser de le laisser partir.
Les lieux changent, les communications se brouillent et d’étranges inconnus paraissent connaître son nom et anticiper chacun de ses déplacements. Plus Léo cherche une issue, plus la réalité se déforme.
Et si cette ville avait une volonté propre ? Pourquoi tient-elle absolument à le retenir ?
LE SYNOPSIS
Le 24 décembre, à la tombée de la nuit, Léo Massa, seize ans, quitte l’appartement de ses grands-parents à Saint-Laurent-du-Var. Il doit simplement prendre le train pour rentrer chez lui et passer Noël avec ses parents. Rien ne semble pouvoir transformer ce court trajet en aventure : quelques rues à parcourir, un billet à acheter, puis quelques minutes de train.
Pourtant, dès son arrivée à la gare, de petits détails commencent à dérégler cette soirée ordinaire.
Le dernier train n’arrive pas. Les voyageurs disparaissent progressivement. Les lumières de la gare s’éteignent et les portes se verrouillent alors que Léo se trouve encore à l’intérieur. Un vieil homme rencontré derrière le grillage lui affirme qu’aucun train n’était censé circuler ce soir-là. Pourtant, Léo est certain d’avoir acheté son billet quelques minutes auparavant.
Lorsqu’il parvient enfin à quitter la gare, il pense que le plus simple est encore de retourner chez ses grands-parents et d’attendre que ses parents viennent le chercher. Mais la ville qu’il connaît depuis l’enfance commence à lui échapper.
Les appels téléphoniques deviennent étranges. Des voix inconnues utilisent les numéros de ses proches. Une vieille femme surgit à plusieurs reprises pour lui ordonner de ne pas quitter la ville. Son grand-père semble apparaître là où il ne devrait pas être. Et lorsqu’il revient à l’adresse où vivent ses grands-parents, leur immeuble a disparu : à sa place se trouve un chantier dont les habitants du quartier affirment qu’il existe depuis plusieurs années.
Léo refuse pourtant d’admettre que quelque chose d’impossible est en train de se produire.
À chaque tentative pour rentrer chez lui, une nouvelle voie semble s’ouvrir devant lui : une inconnue bienveillante, des adolescents rencontrés dans une maison abandonnée, une route traversant une forêt, un automobiliste qui lui propose son aide… Mais aucune de ces issues ne conduit là où elle devrait.
Les distances deviennent incohérentes. Certains lieux vieillissent ou disparaissent. Les heures semblent ne plus s’écouler normalement. Des personnes que Léo vient de rencontrer connaissent des éléments de sa vie qu’il ne leur a jamais confiés. D’autres apparaissent, disparaissent ou reviennent sous une forme différente.
PREMIÈRE SCÈNE DU SCÉNARIO
LIRE LE SCENARIO
ACTE 1 — LA VILLE SE FERME — Total : 12:50
Départ de Léo, gare, train absent, vieux passant, clochard, fuite.
SCÈNE 1A — EXT. – LE BILLET : JOUR CRÉPUSCULAIRE / Boulevard principal de Saint-Laurent-du-Var / 24 décembre à 17h25. — Est. : 1:23
P1. Une séquence de transition entre un plan d’un croisement de 2 rues perpendiculaires et d’un arbre à droite (mi-hors-champ) qui perd ses feuilles au vent (direction de gauche vers la droite de l’écran) et un autre plan de l’intérieur d’un appartement vue d’une fenêtre.
Transition par un voile blanc de rideau qui flotte au vent de droite vers la gauche en transparence, dessous la transition entre les deux plans en fondus enchainé.
P2. Une séquence où l’on voit un jeune homme en bas en train d’attendre quelque chose (Leo Idle) vue d’en haut d’une fenêtre.
Léo :
(S’impatiente)
« Allez Allez dépêche-toi… »
P3. Vue en plongée de Léo qui regarde vers le haut (plan à l’américaine cadré au genoux). Mouvement de caméra qui descend en targettant le visage de Léo jusqu’au zoom sur visage et dialogue, mouvement ¼ de rotation)
Léo :
« Ooooooh Mais qu’est-ce qu’elle fait ?!! »
P4. Vue de la fenêtre, vieille dame tend un billet (plan POV de la grand-mère).
Grand-mère :
« Léo pour ton train… »
P5. Vue zoom gros plan visage Léo stupéfait.
Léo :
« On ne jette pas l’argent par la fenêtre ?! »
P6. Vue zoom gros plan visage Léo stupéfait.
Léo :
« Je n’y crois pas, elle l’a fait… »
P7. Vue sur le billet qui vole.
P8. Léo tente d’attraper le billet.
P9. Retour sur le billet qui vole en amorçant une descente.
P10. Billet se rapproche dangereusement d’une plaque d’égout.
Léo :
« Mais Mamie, mais qu’est-ce que tu fais ? …»
P11. Billet atterrit délicatement sur la plaque d’égout.
Léo :
« Mais NON !»
P12. Premier plan de focus sur Billet sur la plaque d’égout, arrière-plan focale nette sur Léo se tenant debout observant le billet. Plan caméra angle incliné.
P13. Plan restant le même que le P12 mais inversion : Premier plan focale nette sur Billet sur la plaque d’égout, arrière-plan de focus sur Léo se tenant toujours debout observant le billet. Plan caméra angle incliné.
Ajout d’un véhicule entrant dans le champ par la droite, roulant sur la route.
P14. Plan restant le même que le P13 mais le camion vient s’arrêter pile au-dessus du billet. Vue en dessous du véhicule.
Léo :
« Ha génial !»
P15. Plan de Léo et du véhicule en plongé, Léo regarde en direction de la caméra.
P16. Plan en contre bas sur le feu tricolore allumé au rouge. Camera en POV du conducteur donc légers tremblements réguliers.
P17. Plan hauteur du sol mais montrant l’entièreté du véhicule moteur allumé, vibrant, couché de soleil.
P18. Plan sur Léo s’interrogeant à voix haute, côté gauche du véhicule à l’arrêt, plan au-dessus fesses de Léo, Léo regarde hors champ le feu tricolore.
Léo :
« Allez décide-toi !»
P19. Très gros Plan sur Léo encore.
TRANSITION : Fondu sortie au noir lent.
TRANSITION : Fondu entrée au noir lent.
P20. Plan ras de terre sous le camion par l’arrière, enfumé, montrant Léo qui est passé à l’action est en train de ramper dessous pour essayer d’attraper son billet.
Léo :
Tousse à 2 ou 3 reprises à cause des échappements.
P21. Plan intérieur camion, Mouvement camera « Dolly arrière » qui dévoile le visage du conducteur lentement, il tient le volant à deux mains prêtes à démarrer à tout moment. Il est focalisé et écoute de la musique, donc ne sais pas que Léo est en dessous.
TRANSITION : Fondu
P22. Plan sous le camion, Mouvement très gros plan sur le visage en plein effort, bras tendu au maximum pour attraper le billet.
Léo :
« Allez! »
P23. Zoom progressif sur le feu tricolore qui reste encore en position arrêt « Rouge » puis passe au vert.
P24. Le conducteur passe rapidement d’une position légèrement avachie à une position de redressement pour démarrer.
TRANSITION : Fondu sortie au noir lent.
Temps entre les deux plus long pour le suspens et marquer la rupture.
TRANSITION : Fondu entrée au noir lent.
P25. Léo a finalement réussi, il se relevé en ayant eu le temps de récupérer son billet. La caméra « target » le billet et fait un dolly vertical.
P26. Léo tient son billet. Camea en contre-plongée sous Léo, perspective de l’immeuble en arrière-plan. La camera descend légèrement, Léo lève la tête.
SCÈNE 1B — EXT. – LA FLEURISTE : JOUR CRÉPUSCULAIRE / Boulevard principal de Saint-Laurent-du-Var / 24 décembre à 17h25. — Est. : 1:04
P1. Il entame la descente à pied d’un boulevard illuminé par les guirlandes et les vitrines de Noël.
P2. Une fleuriste âgée surgit de son magasin pour interpeller Léo.
LA FLEURISTE
(Elle attrape par le bras LÉO qui ne l’avait pas vu)
Alors Léo, où tu cours comme ça ?
Tu n’oublieras pas de remercier ta grand‐mère pour son cadeau,
et tu lui diras que je passerai la voir dans la semaine.
Allez, je te laisse partir.
LÉO
(Assez gêné, il lui sourit timidement)
Oui madame, je n’oublierai pas c’est promis.
P3. LA FLEURISTE
(Elle attrape par le bras LÉO qui ne l’avait pas vu)
Tu retournes chez tes parents ?
P4. LÉO
(Assez gêné, il lui sourit timidement)
Je vais prendre mon train pour rentrer chez moi. Joyeux Noël ! Bonne soirée.
P5. LA FLEURISTE
(La fleuriste lui lâche le bras)
Rentre vite et Joyeux Noël et ta famille !
P6. Travelling top.
LÉO continue sa marche en direction de la gare.
P7. Son portable sonne.
P8. La nuit tombe, et il commence à pleuvoir légèrement.
P9. LÉO
(Il sort son portable de la poche de sa grande veste, engage une courte conversation tout en continuant sa marche, puis il laisse passer une voiture avant de traverser le passage piéton qui le mène à la gare.)
Allo ? Oui maman. Je vais prendre mon train… oui pour 18h00. Non, je suis parti avec un peu d’avance pour être sûr de ne pas le rater. J’arriverai normalement vers 18h15… Oui… Ne t’inquiète pas ! Bisous, je t’aime… À tout à l’heure. Ciao.
SCÈNE 2 — INT. – NUIT / Hall de la gare de Saint-Laurent-du-Var / 24 décembre à 17h35. — Est. : 1:00
LÉO monte les escaliers puis entre dans le hall de la gare, désert. Il achète son ticket de train pour se rendre à Nice à une ravissante et jeune guichetière qui semble s’ennuyer. Elle baille et regarde sa montre.
LÉO
(Il s’avance vers elle)
Bonsoir ! Un aller simple pour Nice, moins de 25 ans, s’il vous plaît.
LA GUICHETIÈRE
(La jeune femme brune à lunettes prend sa monnaie et lui tend un billet)
Bonsoir. Quai n° 1. Alors faites attention car il n’y a plus de trains vers Nice après le vôtre, et il ne sera là qu’à 18h00. Bonne soirée et Joyeux Noël.
LÉO
(Prend son billet, regarde l’horloge au‐dessus du tableau des départs et s’en va en direction du quai)
D’accord. Merci et Joyeux Noël.
LÉO franchit la porte menant sur le quai n°1.
SCÈNE 3 — EXT. – NUIT / Quai N°1 de la gare de Saint-Laurent-du-Var / 24 décembre à 17h38. — Est. : 2:30
Léo se trouve sur le quai. De la vapeur s’échappe de sa bouche, il tente de se réchauffer les mains en se les frottant. Il marche de long en large pour patienter.
Entouré de quelques dizaines de voyageurs qui attendent leur train, Léo observe le panneau d’affichage du quai. Un train doit arriver à 17H40.
17h40 : un train entre en gare, s’arrête. Tous les passagers autour de Léo montent dans le train.
À présent il ne reste plus que lui sur le quai. Personne sur les autres. Léo continue de marcher le long du quai pour patienter.
17h55, le panneau d’affichage et toutes les lumières à l’intérieur de la gare s’éteignent en même temps. Seuls quelques lampadaires restent allumés sur le quai.
Léo, étonné, se place sous le panneau d’affichage durant 5 minutes.
Il jette de rapides coups d’œil à celui‐ci pour surveiller s’il se rallume et si son train est annoncé avec du retard. Il regarde autour de lui mais il n’y a personne.
18h00 : Il s’avance au bord du quai pour scruter si un train arrive au loin.
Léo commence à s’agiter et se précipite vers les portes du hall de la gare en jetant au passage un œil sur le panneau, toujours éteint.
Il remue les poignées d’une première double portes, s’acharne, mais elles restent fermées.
LÉO
(Léo va à l’autre double porte)
(Soliloque) Putain ! Elles aussi !
(Il souffle)
(Soliloque) Nonnn !! Je ne peux pas rater Noël !
Stressé, il commence à tourner en rond en continuant à guetter le panneau d’affichage en se tenant la tête.
LÉO
(Grande inspiration)
(Soliloque) ‘‘J’vais me faire détruire par mes parents.’’
(Il prend un air exaspéré)
(Soliloque) ‘‘Quand j’dis que je n’ai pas d’bol. Bon, qu’est‐ce‐que j’fais ? ’’
SCÈNE 4 — EXT. – NUIT / Quai N°1 de la gare de Saint-Laurent-du-Var / 24 décembre à 18h05. — Est. : 3:05
Léo se lève et regarde autour de lui.
Sur le quai, il longe le bâtiment de la gare puis le dépasse, pour se diriger vers le grillage qui donne sur la rue. Il fait tellement noir qu’il ne distingue pas grand-chose.
LÉO
(Soliloque) Il doit bien y avoir quelqu’un dans la rue…
(Il souffle)
(Soliloque) Je n’y vois rien !
Soudain, un chien se jette à la grille en aboyant sur LÉO.
LÉO
Aaaaahhh !
LÉO fait un bond en arrière, surpris, les bras sur sa poitrine comme pour se protéger.
LE VIEUX PASSANT AVEC SON CHIEN
(Un vieux passant tire sur la laisse de son chien vers lui de sa main droite et de la main gauche tient un journal)
César ! Viens ici ! Arrête ! …Couché !
(Il s’avance vers le grillage tirant sur la laisse du chien)
Ça va mon garçon ? Ce n’est pas un chien méchant. Il grogne un peu mais il ne mord pas ! Il se fait vieux, comme son maître !
LÉO
(En se frottant la tête et en se tenant à distance du grillage. Il bégaye)
Ce n’est pas grave. Il m’a un peu surpris… Mais ça va !
J’ai… J’ai un souci, là… Je… Je suis enfermé dans la gare. Je ne sais pas pourquoi. Mon train devait arriver pour 18h00 mais il n’est pas là et toutes les lumières de la gare se sont éteintes. Le panneau d’affichage n’indique plus rien. Je ne sais pas quoi faire… J’ai essayé de revenir dans le hall mais c’est fermé à clé. Je n’arrive pas à sortir d’ici… Vous pouvez m’aider à sortir ou appeler quelqu’un ?
LE VIEUX PASSANT AVEC SON CHIEN
(Surpris)
Mais attends petit, ce n’est pas possible ce que tu me racontes. Regarde !
(Il ouvre son journal, montre du doigt un gros titre et lis à voix haute)
« LES SYNDICATS APPROUVENT LE DROIT DE GRÊVE IMMEDIAT, SUITE A L’AGRESSION D’UN DES CHEMINOTS LA NUIT DERNIERE : pas de TER les 24 et 25 décembre. La SNCF met en place des bus qui circuleront jusqu’à 22H00 » etc… etc…
LÉO
(Sur la défensive)
Ben… comment vous expliquer le fait que la gare était ouverte et qu’on m’ait vendu un billet ? …Tenez, regardez…
(Fouillant dans sa poche)
Mais ! Qu’est‐ce‐que j’ai fait de mon billet ? ! Je l’avais mis dans ma poche !
Léo fouille dans son autre poche. Rien. Il regarde parterre autour de lui, vérifiant s’il ne l’a pas fait tomber. Rien.
LE VIEUX PASSANT AVEC SON CHIEN
(Air dubitatif)
Oui, comme par hasard, tu l’as égaré. Bon, écoute-moi petit, si tu veux sortir. Je connais bien cette gare pour l’avoir fréquentée la nuit dans ma jeunesse.
(Se frottant le menton et se rapprochant de LÉO)
Prends le passage souterrain. Au bout, il y a une grille. Derrière le buisson, le grillage est plus bas. Tu pourras sortir. C’est simple, t’as compris ?”
LÉO entend un bruit derrière lui et se retourne.
Il regarde partout mais ne voit rien, alors il revient sur le VIEIL HOMME pour continuer la conversation.
LÉO
(Avec un sourire)
Euh… Oui ! …Comme je disais…
Quand LÉO lève la tête, le vieillard a disparu. Alors il longe le grillage pour tenter de l’apercevoir.
LÉO
(Surpris)
Monsieur, Monsieur ! …Ben il est où ?
NOTE D'INTENTION
L’ORIGINE DU PROJET
Ultime Errance est né d’un cauchemar particulièrement long, précis et traumatisant, dans lequel j’étais moi-même le protagoniste. J’y ai traversé des lieux, rencontré des personnages et vécu des situations qui constituent encore aujourd’hui une grande partie du scénario. Plus de la moitié de la trame initiale du film provient directement de ce rêve.
C’est aussi pour cette raison que je tiens particulièrement à conserver certains des lieux qui l’ont inspiré. Ils ne sont pas pour moi de simples décors : ils appartiennent à la mémoire même du projet et participent à son identité.
Après ce rêve, j’ai cherché à comprendre ce qu’il pouvait exprimer. Mes recherches m’ont conduit vers les symboliques du rêve, la perception de la mort, certaines traditions ésotériques et les représentations du passage entre différents états de conscience. Peu à peu, j’ai compris que je ne tenais pas seulement une histoire de peur, mais un récit capable de transmettre des émotions très différentes : l’angoisse bien sûr, mais aussi la tristesse, la beauté, la tendresse, la culpabilité, le deuil et une forme de poésie.
L’HORREUR QUE JE RECHERCHE
L’horreur que je recherche ne repose pas uniquement sur les jumpscares ou le gore. Ce qui m’intéresse davantage est ce moment où le spectateur ressent que quelque chose ne va pas, sans parvenir immédiatement à comprendre quoi.
Je veux travailler sur le malaise, la perte progressive des repères, l’altération de la perception et l’impression qu’une situation ordinaire échappe lentement à tout contrôle. Une gare vide, une rue familière, un téléphone qui fonctionne mal ou un visage rencontré au mauvais endroit peuvent devenir plus inquiétants qu’une menace clairement identifiable.
La peur naît alors de ce que l’on ne voit pas encore, de ce que l’on ne comprend pas et surtout de l’impossibilité de savoir à quoi faire confiance. Dans Ultime Errance, la menace la plus importante est presque invisible : c’est l’environnement lui-même qui semble progressivement se refermer autour de Léo.
LES THÈMES ABORDES
Sous son apparence de film fantastique et horrifique, Ultime Errance aborde plusieurs thèmes qui me sont essentiels.
Le film parle d’abord du deuil et de la difficulté à accepter la disparition d’un être aimé. Il questionne également la culpabilité, les regrets et cette tendance humaine à vouloir revenir sur ce qui ne peut plus être changé.
La famille occupe une place centrale dans le récit. Léo ne cherche finalement qu’une chose très simple : rentrer auprès des siens. Cette volonté devient progressivement le moteur émotionnel du film.
Je souhaite également interroger notre rapport au matérialisme, à la possession, à ce que nous croyons indispensable et à ce qui conserve réellement une valeur lorsque tout le reste disparaît.
Enfin, le film parle de mémoire, de perception, de la peur de la mort et de notre besoin de donner du sens à ce que nous ne pouvons pas contrôler ou comprendre.
LES LIEUX DE TOURNAGES
Je souhaite profondément inscrire Ultime Errance sur la Côte d’Azur, mais pas seulement montrer la région telle qu’elle est habituellement représentée au cinéma ou dans la publicité.
Je ne cherche pas uniquement les palaces, les yachts, les plages ou les lieux les plus spectaculaires. Au contraire, je veux filmer aussi les petites gares, les rues ordinaires, les passages souterrains, les immeubles, les routes, les cimetières, les quartiers résidentiels et ces espaces quotidiens que l’on traverse sans vraiment les regarder.
Pourquoi choisir une petite gare qui ne semble avoir rien d’exceptionnel plutôt qu’un grand bâtiment spectaculaire ? Parce que je crois que l’âme d’une ville se trouve souvent dans ses lieux les plus ordinaires.
Ce sont ces endroits qui appartiennent réellement aux habitants, ceux où se construisent les souvenirs, les habitudes et les histoires personnelles. En les faisant progressivement basculer vers l’étrange et le paranormal, je veux montrer une autre Côte d’Azur : plus intime, nocturne, pluvieuse, mystérieuse et parfois inquiétante.
MA CONCLUSION
Avec Ultime Errance, je veux réaliser un film d’horreur qui dépasse le simple exercice de genre.
La peur constitue la porte d’entrée du récit, mais elle doit progressivement laisser apparaître quelque chose de plus humain. Derrière le mystère, le paranormal et l’errance de Léo se trouvent des thèmes universels : le deuil, la culpabilité, la famille, la mémoire, notre rapport à la mort et notre difficulté à accepter ce que nous ne pouvons plus changer.
Mon ambition est que le spectateur puisse avoir peur, être déstabilisé, mais aussi être ému et continuer à réfléchir à ce qu’il vient de voir une fois le film terminé.
Je souhaite que Ultime Errance conserve cette dualité jusqu’à son dernier plan : un film sombre sur la mort, mais profondément attaché à la valeur de la vie.
LES PERSONNAGES
LÉO MASSA — 16 ans
Adolescent ordinaire, sensible et parfois impulsif, Léo ne cherche au départ qu’à rentrer chez lui pour passer Noël avec sa famille. Lorsque la ville commence à se dérégler autour de lui, son obstination à trouver une explication rationnelle devient autant une force qu’un piège. Plus il cherche une issue, plus il s’enfonce dans une réalité qui semble vouloir lui échapper.
CLARA — 16 ans
Jeune fille discrète et indépendante, Clara apparaît d’abord comme une présence presque anodine dans le parcours de Léo. Pourtant, un lien particulier les unit et prend progressivement une importance essentielle. Derrière son tempérament réservé se cache une jeune femme capable de faire face à la peur lorsque ses propres repères commencent à se fissurer.
ÉDOUARD MONDAIN — Le bon Samaritain
Charismatique, sûr de lui et issu d’un milieu privilégié, Édouard Mondain surgit au moment où Léo pense enfin avoir trouvé quelqu’un capable de le ramener à la sécurité. Séduisant, généreux et parfois excessif, il demeure pourtant difficile à cerner. Est-il réellement le sauveur qu’il prétend être, ou une nouvelle pièce du mystérieux jeu qui se referme autour de Léo ?
LE CLOCHARD — L’homme au chapeau
Sale, inquiétant et maladroit dans sa manière d’aborder Léo, le Clochard est immédiatement perçu comme une menace. Pourtant, il revient sans cesse sur son chemin, affirmant vouloir l’aider et lui demandant de retourner à la gare. Derrière son apparence inquiétante se cache une figure beaucoup plus complexe, dont les intentions restent longtemps impossibles à comprendre.
LA VIEILLE FEMME INQUIÉTANTE
Elle apparaît sans prévenir, parfois dans un bus, parfois au détour d’un couloir ou d’un chemin. Elle connaît le prénom de Léo et répète inlassablement le même avertissement : ne pas quitter la ville et retourner à la gare. Est-elle une menace, une apparition ou au contraire quelqu’un qui tente de le protéger ? Léo, lui, n’a aucune raison de lui faire confiance.
MAGDALENA RODRIGUEZ — La gardienne
Gardienne d’immeuble chaleureuse et maternelle, Magdalena est l’une des rares personnes à offrir spontanément refuge à Léo. Elle l’accueille chez elle, tente de le rassurer et accepte d’écouter son histoire alors que tout semble devenir incohérent. Mais même cet appartement rassurant finit par être gagné par les phénomènes étranges qui poursuivent le jeune homme.
À QUI S’ADRESSE ULTIME ERRANCE ?
- public amateur de cinéma fantastique / horrifique ;
- public attiré par l’horreur psychologique ;
- positionnement adolescent/adulte à déterminer ;
- références de ton souhait de mise en scène si tu veux en donner.
Pas de « 16+ » ou autre avant que tu décides précisément du positionnement.
UN DÉVELOPPEMENT ARTISTIQUE DÉJÀ AVANCÉ
✓ scénario complet
✓ storyboard complet
✓ direction artistique
✓ moodboards
✓ character boards
✓ repérages
✓ prévisualisation audiovisuelle
✓ pipeline documenté
ACTES
SCÈNES
PLANS STORYBOARDÉS
HEURES - DUREE DU FILM














